Secrétariat National

LCI – Invitée pour débattre de l’actualité

Je suis intervenue sur LCI, pour débattre de l’actualité et, notamment, du communiqué de presse du Parquet national : j’ai rappelé qu’il n’y avait pas de mise en examen, et que nous, Les Républicains, sommes déterminés malgré un contexte difficile et bien sûr déplorable, à nous battre !

Parce que notre pays à décroché économiquement, socialement et internationalement : 9 millions de pauvres….5,5 millions d’inscrits à Pôle Emploi !
Parce que la situation de nos enfants, de nos jeunes, de nos retraités, de nos concitoyens en recherche de travail, ou de nos banlieues, est souvent dramatique,
Parce que nous voulons retrouver notre liberté de travailler, d’entreprendre…

Parce que nous n’avons pas le choix : il faut relever notre pays ! Lui donner un avenir !

Seul notre projet de modernisation profonde de notre modèle pourra réussir.

 

Mon interview à Atlantico sur la grande désillusions des banlieues sur les promesses de F. Hollande

La grande illusion : comment les promesses du candidat François Hollande en 2012 ont provoqué la déception des “Quartiers”

Pendant sa campagne en 2012, François Hollande avait fait de nombreuses promesses pour les banlieues françaises. Cinq ans après, les habitants de ces quartiers sont désespérés par le manque d’action du chef de l’Etat. Entre délit de faciès, promesses non tenues et perte de confiance, voici la chronique de l’échec du gouvernement.

Atlantico : François Hollande en 2012 avait fait de nombreuses promesses pour la banlieue “Je maintiendrai les services publics dans nos banlieues. J’augmenterai les moyens, notamment scolaires, dans les zones qui en ont le plus besoin et je rétablirai une présence régulière des services de police au contact des habitants”. Dans quelle mesure ces promesses ont elles été, ou non, tenues par le chef de l’Etat ?

Camille Bedin : ​A la veille de chaque élection, François Hollande est allé en « banlieue » pour tenir de grands discours sur les quartiers populaires : il l’a fait en 2012, bien sûr, mais aussi en 2014 (avant les municipales) et en 2015 (avant les départementales). Malheureusement, la réalité de la vie dans nos quartiers ne s’est pas améliorée – elle s’est même encore dégradée. Le sentiment d’abandon est de plus en plus vif, le ras-le-bol est permanent. Les habitants se sentent mis de côté, oubliés – sauf pendant les émeutes ou les campagnes électorales.

Ils ne croient plus en personne.

Le bilan est déplorable : la précarité et le chômage ont augmenté (dans nos quartiers, près d’un jeune sur deux n’a pas d’emploi! c’est encore pire pour les femmes). Et c’est dès l’école que l’aggravation se fait sentir : malgré les promesses, les moyens supplémentaires ne font pas sentir de différence sur le terrain. L’école publique est même de plus en plus contournée (demandes de dérogations en hausse, phénomène nouveau de déscolarisation). Les promesses n’ont non seulement pas été tenues : elles ont été trahies, par des gens qui ont considéré que l’ « électorat » des banlieues était acquis à leur cause, que seuls les discours compatissants et victimisants suffisaient.

C’est un énorme gâchis. Un scandale pour notre pays.

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Public Sénat – « Police – Banlieues : comment rétablir la confiance ? »

J’étais hier soir l’invitée de Delphine Girard dans #Sénat360 pour parler des émeutes dans les banlieues.
Retour en images, tweets et vidéo.


 

 

[Tribune L’Opinion] « Précarité, solidarité : la faillite du modèle socialiste »

Camille Bedin (LR) : «Précarité, solidarité : la faillite du modèle socialiste»

« Aux plus démunis, la gauche n’a plus rien à proposer, sauf reconduire les programmes qui nous ont conduits dans l’impasse : c’est-à-dire la déshumanisation des politiques sociales et la déresponsabilisation individuelle. »

Les débats de la primaire de gauche ont offert d’étranges moments pendant lesquels les candidats ont tenté de se détacher d’un bilan auquel ils ont tous contribué. Ce bilan, c’est une catastrophe sociale, très sous-estimée par la gauche actuelle. Il faut bien en prendre la mesure.

En France, en 2017, il y a désormais près de 9 millions de personnes – un Français sur sept – sous le seuil de pauvreté.

Au-delà de ce chiffre terrifiant, c’est la France entière qui s’est précarisée. De nombreux Français peinent à finir leurs mois, ne parviennent plus à payer leurs factures ou leurs logements et comptent le moindre centime au supermarché. Ce sont ceux que François Hollande appelle avec mépris les « sans-dents », mais aussi ces travailleurs pauvres et une partie des classes moyennes, qui ne parviennent plus à « joindre les deux bouts ».
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Voeux de François FILLON : redonner à chaque enfant l’égalité des chances

François Fillon a présenté ses voeux. En ce début d’année 2017, ils prennent évidemment une importance particulière car il sera notre candidat à l’élection présidentielle de mai. Et surtout, je l’espère, notre prochain Président de la République. Je ferai tout pour !
Dans cette vidéo, il nous adresse un message capital. Un message qui, vous le savez, m’est particulièrement cher :  » Je veux redonner à chaque enfant de France l’égalité des chances pour réussir sa vie « .
Voilà ce pour quoi nous nous battons. Voilà pourquoi, avec François Fillon nous avons l’ambition de redonner à la France sa grandeur, son énergie, son enthousiasme. Faire des réformes pour le plaisir de changer, ne sert à rien : l’agitation est vaine. Faire des efforts parce qu’on y serait obligé par des textes est absurde : on ne se surpasse pas par contrainte administrative.
Dans notre pays, aujourd’hui, l’égalité des chances n’est pas assurée. Le mérite n’assure pas la réussite. Notre système scolaire exclut et nie de nombreux talents. J’ai appris, avec les belles Fables de La Fontaine que  » le travail est un trésor « . Nous devons faire en sorte que le travail soit récompensé, à l’école, sur le marché du travail. Nous devons faire que la République du mérite soit une réalité.
Dans ce message, François Fillon donne du sens à notre action. A ceux qui vous demandent « mais pourquoi faut-il faire ces réformes ? » et même « pourquoi devrions nous faire ces efforts ? ».
La réponse est là : pour  « redonner à chaque enfant de France l’égalité des chances pour réussir sa vie »

 

TRIBUNE – Education nationale : ce que révèle l’enquête PISA

Retrouvez ma tribune sur le site du Figaro.

Education nationale : ce que révèle l’enquête PISA

La ministre de l'Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, et Gabriela Ramos, de l'OCDE le 6 décembre à Paris.

FIGAROVOX/TRIBUNE – Les nouveaux résultats de l’étude PISA montrent que la France réussit moins bien qu’une majorité de ses homologues de l’OCDE. Camille Bedin décrypte les raisons de cet échec sur fond d’incapacité historique à réformer l’Education nationale.


Camille Bedin est conseillère départementale des Hauts-de-Seine, élue de Nanterre-Suresnes et secrétaire nationale du parti Les Républicains.


L’échec. Nous pourrons tous tourner nos plumes autant que nous le voulons, il n’y a pas d’autre mot pour décrire le résultat de l’étude PISA, qui évalue les performances de nos élèves, parue aujourd’hui. Car au-delà des statistiques, ce sont de nos enfants dont il est question. De cette jeunesse que l’on gâche.
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[Tribune L’Opinion] Banlieues: comment la gauche a ruiné le sentiment national et l’envie de vivre ensemble

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Lire sur le site de L’Opinion.

« Sauvageons ». Bernard Cazeneuve n’a peut-être pas eu conscience de sa faute quand il a employé ce doux euphémisme pour désigner la horde violente qui s’en est pris à des policiers. Elle est pourtant révélatrice d’une gauche qui porte une grave responsabilité dans la déliquescence de nos quartiers et la perte de repères vitaux pour notre société.

Avant d’aller plus loin, il faut évacuer une réplique évidente : la droite n’est pas exempte de reproches sur la question des « banlieues ». Elle porte sa part de responsabilité. Elle a manqué de courage en refusant souvent d’aller défendre sa vision dans ces lieux qu’elle jugeait perdus d’avance. Pourtant, dans ces quartiers, de nombreux citoyens partagent nos valeurs : le travail, la réussite par le mérite, le respect de l’autorité, l’importance de la transmission. Au fond, comme je l’expliquais dans un livre en 2012, les banlieues sont de droite et nous ne l’avons toujours pas compris (Pourquoi les banlieues sont de droite, Plon).

Mais la droite n’était attendue par les habitants. C’était la gauche, censée « aider les pauvres » ; mais elle a trahi ces habitants à force de ne les percevoir que comme des réservoirs de voix. Elle a abandonné ses idéaux, comme le dénonce Jacques Julliard. Pire, elle est coupable d’avoir sciemment segmenté la société et nourri les ressentiments.

Coupable d’alimenter le communautarisme. Par cynisme électoral, la gauche a fait le choix de nourrir une vision communautariste de la société, théorisée par Terra Nova en 2011. Elle a élaboré un discours destiné à chaque groupe, en fonction de sa profession, de sa religion, de ses origines réelles ou supposées, enfermant des populations entières dans un déterminisme malheureux. En pratique, on a vu des candidates mettre le voile pendant leurs campagnes, alors qu’elles ne le portaient pas auparavant. On a aussi vu des élus expliquer sans aucun fondement que la droite au pouvoir fermerait les mosquées.

Le bilan de Hollande sur les jeunes : échec et mat

François Hollande avait été formel : « je veux être jugé sur la justice et la jeunesse ». Il portait fier, ce 6 mai 2012 au soir, place de la Bastille. Cinq ans plus tard, son mandat se solde par un échec, lamentable et complet.

Sur la justice d’abord. Il serait possible de disserter longtemps sur le sujet. Il faudrait parler de la fiscalité, qui a étouffé ceux qui travaillent, comme s’il était juste de taxer jusqu’à l’overdose plutôt que récompenser. Mais restons sur les jeunes. Un rapport officiel l’a rappelé en septembre : notre système scolaire augmente les inégalités. Pire, je corrigerais en écrivant qu’il nourrit les injustices. Il est injuste, parce qu’il ne permet pas à ceux qui sont en bas de monter tout en haut, très haut, même par leur travail. Il a cessé de récompenser le mérite. Il est injuste parce qu’il a étouffé la valorisation du travail et de la réussite, en nivelant par le bas. A quoi cela sert-il d’être bon,  puisque de toute manière ce n’est pas ce qui décide de votre avenir scolaire ? Il est injuste quand il assigne à résidence les élèves les plus motivés dans des établissements déclassés : au nom de l’égalité il asphyxie leur réussite et il ne se donne pas les moyens d’améliorer les zones qui concentrent les difficultés. J’ai expliqué cela récemment dans une tribune pour Le Figaro. Les difficultés n’ont pas commencé en 2012 ; mais la politique catastrophique de François Hollande a empiré gravement la situation. Il avait dit se soucier de l’école : c’était un mensonge.

Sur la jeunesse ensuite. On pourrait citer, là, les chiffres du chômage des jeunes : depuis l’élection de François Hollande, il n’a jamais été inférieur à 23,6% et a même atteint 26,2% ! Un record. Et sur le reste, ce n’est pas mieux. Un rapport récent de la Cour des comptes a fait le bilan : nul, zéro, lamentable, inacceptable. Le journal Les Echos l’a résumé ainsi : « les magistrats financiers critiquent l’empilement des mesures, le manque de coordination et la dispersion des crédits ». Qu’ajouter de plus ? Beaucoup, malheureusement et notamment des conclusions dramatiques de l’OCDE sur les « décrocheurs ». Il faut prendre la mesure et la gravité de la situation : en France, un jeune sur six est en dehors de l’emploi. Au total, ils sont 1,8 million à être sortis du système. 1,8 million ! C’est énorme et cela devrait être considéré comme un drame national. Comme le montre la courbe ci-jointe, les performances de la France sont à l’inverse de l’OCDE.

Le bilan de François Hollande sur les jeunes est un désastre. Cela pourrait, a priori, donner envie de pleurer. D’être triste pour ces jeunes dont les difficultés commencent si tôt dans la vie. Mais cela doit aussi nous donner la détermination pour agir, la hargne pour trouver des solutions. En 2017, nous devrons proposer des pistes crédibles et efficaces. En attendant, nous devons nous mobiliser sur le terrain, tous, à notre niveau. Je suis fière de l’avoir fait avec des associations. Il faut continuer à le porter sur le terrain politique !